BlogDay 2008 Left_Blogs

Un petit clin d'oeil aux collègues Left_Blogs il aurait fallu vous faire découvrir 5 blogs, je partage avec vous tous mes liens :

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Donatien

La Pire Racaille

Marc Vasseur

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs

Monsieur Poireau

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Blog Day 2008

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Le groupe Left-Blogs regroupe des blogueurs politiques de gauche, socialistes ou sympathisants.
Il n’y a ni chef, ni meneur de meute et les left-blogueurs débattent entre eux de façon démocratique. Bref, loin du combat de chefs et des petites intrigues mesquines, ils se battent pour que nos idées soient diffusées, ils luttent pour que nos valeurs triomphent, comme tous les militants de base qui tractent dans les boîtes aux lettres, qui collent, qui font du porte-à-porte, qui font les marchés… et qui représentent la vraie force de la Gauche…

Et toc !

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Sondage sur le Journal Du Dimanche

Je n'ai pu retenir un fou rire en voyant celà, et pourtant c'est hélas bien révélateur et fort dommage ! C'est sur Le Journal Du Dimanche, rien que pour vous (cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Sans titre.JPG
Ma préférence va à Bertrand Delanoë...J'ai hâte que François Hollande s'en aille...

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RSA où comment briser la classe moyenne

Nicolas l'avait dénoncé ici (y m'énerve car il a toujours raison en ce moment), Investir l'affirme haut et fort dans cet article, je cite :

"A compter de 2009, une surtaxe de 1,1 % devrait frapper les revenus du patrimoine : revenus fonciers, dividendes, plus-values immobilières, plus-values boursières, intérêts des contrats d’assurance-vie, etc. Seuls le livret A et le livret de développement durable y échapperaient. Mais rien n’est encore acquis"

le pire à venir :

"La justification démagogique de la mesure - il s’agirait, en substance, de faire payer les riches pour aider les pauvres - n’aidera pas la pilule à passer.

Elle risque, au contraire, chez les millions de nos concitoyens qui vont être touchés, de la rendre encore plus amère. Car les « vrais riches », eux, ceux qui bénéficient désormais du bouclier fiscal, sont protégés de toute augmentation de l’impôt, quel qu’il soit, et ne seront donc pas concernés par la nouvelle taxe. A moins que, dans une troisième version, le plafonnement de l’impôt passe de 50 % à 51,1 %, comme le souhaite Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et maître d’œuvre du RSA".

En attendant, faut il suspendre les épargnes, vider les épargnes ? Ou bien épargner dans un autre pays ?

Pourquoi faudrait il que ce soit la classe moyenne qui finance "encore" ces mesures gouvernementales ? C'est à vous dégoûter de vous lever pour aller bosser le matin...

Deux commentaires résument assez bien la situation ici

"Depuis Raffarin et sa hausse de la CSG de 10%, la taxation de l'épargne des classes moyennes sur leur travail va donc progresser de 21% ! Bravo sarko, c'est mieux que chirac et ca concurrence presque Mitterrand..."

"Bientôt 13 % de prèlèvement;je jette l'éponge.Ou bien j'achète un placement stérile que sarko ne pourra pas me piquer,ou bien je flambe toutes mes économies à faire la ribouldingue je reviens raqué dans un service hospitalier avec cirrhose ou mieux un cancer.Et si malgré tout j'arrive à me sortir de là ben j'irai m'inscrire au R.M.I.C'est pas plus compliqué que celà les mecs"

Vous en vouliez du Sarkozy, et bien dansez maintenant, ce n'est pas fini !

Illustration d'ERBY KEZAKO

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Un texte de Dante, à méditer

Voici le texte de Dante, tel qu'il me l'avait envoyé cet été, je lui ai promis de le publier :

HABITONS NOTRE TEMPS !

Sans doute connaissez-vous cette technique qui nous vient d’Afrique, ce continent dont notre cher Président de la République déclare que les hommes qui le peuplent « ne sont pas assez entrés dans l’histoire » et ne « s’élancent pas vers l’avenir » (cf. Discours de Nicolas Sarkozy à l’Université de Dakar du 26 juillet 2007) : le bâton à palabres. La technique consiste à faire tourner un bâton dans une assemblée, le détenteur étant le seul habilité à parler pour un temps avant de faire circuler le bâton, et donc la parole.

Dans nos sociétés anxiogènes qui mobilisent des figures et des symboles, qui sacralisent autant certains héritages qu’elles n’en piétinent d’autres, les discussions se font à bâtons rompus quand elles n’usent pas des coups de bâtons. Coups de bâtons sentence qui décrètent ou secrètent d’implicites discriminations, celles qui excluent lentement mais progressivement comme celles dont s’excluent volontairement certains pour la pratiquer à leur tour. La joyeuse cacophonie se régale d’insultes gratuites, d’ironie vacharde. Dans ce climat hostile au débat, une novlangue s’épanouit. Tout le monde la parle mais personne ne la comprend. Elle ne dit rien sur tout mais brasser le tout réconforte plutôt que de ne rien dire. Ou dire le rien comme l’exprimait Beckett. Tout comme les images saturent nos écrans, nos murs et nos bastions privés, les mots et les formules toutes faîtes envahissent les horizons de notre regard, de notre réflexion, pour nous entretenir dans le réflexe et le survol. Reste l’essence des mots qu’il nous faut préserver contre leur détournement et leur utilisation tronquée. Reste la nécessité d’une vigilance face à un univers décomplexé qui s’entretient dans cette illusion.

Notre devoir de parole n’a pourtant jamais été aussi urgent. Et ce qui explique ce silence n’est pas simplement du à quelques énarques qui se font passer le bâton à palabres à tour de rôle mais aussi à notre conviction que nous n’avons aucune possibilité de l’intercepter pour prendre la parole. Un très beau texte d’Anna Gavalda nous en offre l’illustration [Extrait de L’Echappée Belle, pp.33-34-35]:

« On se rappelle aussi que tout ça, cette apparente indifférence, cette discrétion, cette faiblesse aussi, c’est la faute de nos parents. De leur faute ou grâce à eux. Parce que ce sont eux qui nous ont appris les livres et la musique. Ce sont eux qui nous ont parlé d’autre chose et qui nous ont forcés à voir autrement, à voir plus haut et plus loin. Mais ce sont eux aussi qui ont oublié de nous donner la confiance. Ils pensaient que ça viendrait tout seul, que nous étions un peu doués pour la vie et que les compliments nous gâcheraient l’égo. Raté. Ça n’est jamais venu. Maintenant nous sommes là. Comme des niais. Silencieux face aux excités. Avec nos coups d’éclats manqués et notre vague envie de vomir. (…) Un jour, nous étions sur une plage. Notre pop’ (notre papa n’a jamais voulu que nous l’appelions papa) a dû lever le nez de son livre et il a dit : « Les enfants, vous voyez cette plage ? Hé bien, vous savez ce que vous êtes, vous, dans l’univers ? Vous êtes ce grain de sable, là, juste ce grain de sable ». Nous l’avons cru. Tant pis pour nous ». Notre présence, notre nécessité d’ « habiter le temps » comme le dit l’historien Jean Chesnaux, passe aussi par l’acte de redonner son sens et son essence à la parole.

Les contorsions sémantiques actuelles pour dire la chose à ne pas prononcer, de crainte de réveiller dans l’opinion d’infâmes spectres, fleurissent aujourd’hui et témoignent de l’élaboration d’un consensus consenti par tous. L’exemple le plus flagrant est bien évidemment celui de « politique de rigueur ». Dernières déclarations d’Eric Woerth, ministre du Budget, sur le sujet : « Il y aura une contrainte budgétaire extrêmement forte ». C’est à qui inventera l’expression la plus acceptable pour ne pas dire « politique de rigueur » ! L’opinion publique, dans l’affaire, a une grande part de responsabilité. Dénonçant en coulisse cette hypocrisie, elle s’en satisfait pourtant, acceptant de jouer le jeu en tribune officielle. Où est cette voix qui marmonne dans sa barbe quand elle aurait le devoir de parler haut et clair ?

Mais le discours et le langage sont des armes puissantes. De leur détenteur découle la légitimité et la force d’autorité. Les derniers incidents liés au nucléaire font la démonstration des stratégies qui se déroulent et l’exposé des derniers protocoles branchés. Les problèmes survenus à la centrale de Tricastin ont été classés niveau 1, dans la rubrique superbement intitulée, avec forces dorures, « anomalies ». Sans aucune définition, le terme recouvre une diversité d’erreurs et de fautes, comme le souligne le Canard Enchaîné du 23 juillet 2008. L’ennui est que l’ampleur de ces anomalies est proportionnelle à leur diversité. Les impacts qualitatifs sont relégués derrière l’élaboration du quantitatif quand ces deux approches devraient pourtant être mis en corrélation pour examiner un problème et tenter de le résoudre. Mais, que les citoyens se rassurent, la transparence est aujourd’hui de mise sur la question du nucléaire ! D’ailleurs, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) n’est-elle pas contrainte, dans sa promotion de la « transparence » à l’Arrêté du 24 juillet 2003, relatif à la protection du secret de défense nationale dans le domaine de la protection et du contrôle des matières nucléaires (cf. Journal Officiel de la République Française, 9 août 2003, p.13859) ?...

Ce problème du langage sur le progrès réside dans la profonde altération des informations, dont dépend pourtant sa crédibilité. Le soupçon permanent et la méfiance à l’égard du progrès n’est pas simplement le résultat d’un réflexe conservateur ou instinctif. Il prend aussi ses racines dans les discours tenus sur le progrès, dans le détournement de mots fondamentalement positifs dans leur essence et qui ont aujourd’hui perdu et leur crédit et leur noblesse. La « réforme » ou encore la « modernisation » sont passés du statut de principes nécessaires et accompagnant l’épanouissement des hommes, à celui de principes désignant viscéralement un mouvement incontrôlable, déstructurant et destructeur, dépossédant la proximité de sa capacité à agir dans son espace. Cette mutation lexicale n’est pas arrivée par hasard. Elle permet notamment de répondre aux attaques de ceux qui combattent ce « progrès » dont ils se gargarisent à longueur de discours. Elle permet de classer ceux qui dénoncent la régression dans le camp des régressifs eux-mêmes. Le véritable enjeu ne réside pas tellement dans l’examen de la nécessité ou pas du progrès, ou dans les débats classiques des usages du progrès, mais plutôt dans une définition du progrès. Qu’est-ce que le progrès aujourd’hui ? Est-ce raisonner en terme absolu de rationalisation des unités de rentabilité aux dépens de la structuration des territoires et des rapports sociaux ? De quel progrès parle-t-on quand on impose la culture des OGM en plein champ, sans promotion consultative de tous les acteurs concernés et avant d’avoir procédé à un examen approfondit du sens de cette technique, de ses modalités et de ses impacts ? Quel sens donnons-nous au progrès si nous le dissocions de sa dimension humaine ? Dans un de ses textes, Jules Renard écrivait : « le contraire du progrès, c’est le regret ». Il est tant de redonner son sens, sa place et sa noblesse au progrès avant de matérialiser davantage les conditions d’un regret.

En 1889, Jean Jaurès prononçait un discours à Toulouse pour les cent ans de la Révolution Française. Il y parlait d’un progrès au service de la dignité de l’homme et de la « nécessité d’un progrès humain ». L’adjectif humain accolé au progrès était autrefois l’attribut principal de la condition pour être et espérer. Il est devenu aujourd’hui une épithète. Dans des sociétés qui s’affranchissent de toute définition, y compris d’elles-mêmes, qui érigent des slogans en guise de pensées du monde et de philosophies, et qui sélectionnent les discours dicibles et les attitudes politiquement correctes, de surcroît branchouille ou tendance, l’affirmation et l’exigence dans la parole de chacun est fondamentale. Les raccourcis, les approximations et les détournements dans le langage nous empêchent de penser le progrès, de le définir et d’en faire une matrice sereine de notre projet du vivre ensemble. Notre monde a besoin de notre voix et de nos actes pour exister. Il ne s’agit pas de révolutionner ou de matérialiser une société idéale mais de combattre ce qui tue la possibilité du rêve et de la prospective. Et il y a urgence.

Dante

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Lézarts maniacs et Christian

J'ai retrouvé un dessinateur que j'aimais tant de mes débuts bloguesques: CHRISTIAN

alain-bernard.jpg
Et je découvre avec vous un blog collaboratif sous blogspot, LEZARTS MANIACS où une bande de copains (18 quand même !) s'allient pour le meilleur et le pire (j'ai déjà vu ça quelque part, je vais sûrement les mettre en lien sur Les Gais Lurons), j'aime bien ces réseaux et bandes de copains déconneurs !
Ces derniers je les ai découverts en suivant le site Umour.com -> un dessin de Morelle sur Umour.com-> le site de Morelle -> En bas au fond du blog, bien caché "Afficher le profil" : tada ! Et là on découvre un blog collaboratif inédit et introuvable, belle chasse au trésor les mecs !

Les 18 copains

A SUIVRE ...
Lézarts maniacs.jpg

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Réformes du travail ou comment dépouiller le salarié en toute quiétude

J'en vois et en entends de bonnes en ce moment, entre la réforme du CDI (passée comme une lettre à la poste) et du statut cadre, j'attends bien sûr la Réforme qui tue, celle qui va supprimer le SMIC !

Une très chère amie, ravie de m'annoncer sa promotion professionnelle :

"A y'est , ma boîte m'a passé cadre !"

"Ah chouette depuis le temps, ils auraient pu le faire il y a trois ans, donc, question salaire, tu gagnes plus alors ?"

"ben non, je demande rien pour le moment j'attends une année."

" ?????, tu es au courant des nouvelles réformes du statut cadre ? "

"Non."

"Ben regarde."

"Ah.... le dégoût !"

Combien cette année vont être "ravis, heureux" de passer Cadre "pour travailler plus sans être payés plus" ?

fig-49.depouille-du-lapin.gif

De plus, l'Etat n'a toujours pas compris que le salarié subissait la politique des entreprises et non l'inverse. L'Etat protège les entreprises qui produisent des temps partiel à la pelle (30% de charges sociales en moins à l'embauche d'un temps partiel) et on tape sur le salarié qui ne travaille pas plus de 20, 25 ou 30 heures ? Quelle retraite auront ces salariés ? C'est le monde à l'envers.

Le jour ou l'Etat et le Medef reconnaîtront (ce qui n'est pas près d'arriver) que ce sont les entreprises qui donnent le ton et l'intensité du travail en France et non les salariés, alors, on pourra réellement travailler sur le problème du chômage en France et notemment sur l'économie, car, qu'on le veuille ou non, cet état de fait en découle. Embaucher un salarié à temps partiel pour lui faire faire deux fois plus de tâches, c'est du déjà vu et je pointe du doigt les grosses entreprises très friandes de ces contrats bas de gamme ainsi que leurs enfoirés d'experts comptables qui cherchent à faire gagner le plus de pognon possible aux entreprises, dégrèvement de frais et de notes en tout genre dont cette fameuse mutuelle obligatoire instaurée sous le régime Fillon, (impossible de s'en débarasser sans démissionner de la société) qui vaut à l'entreprise en fait de se faire éxonérer fiscalement la totalité des frais engagés par l'entreprise. Vous ne le saviez pas ? Depuis quand une boîte fait du social en proposant une couverture sociale pour ses salariés ?

On vous vend cette mutuelle santé obligatoire comme un service, un avantage ? Je me marre à l'avance quand les DRH m'annoncent celà (crétin pensai je) sans compter les nouveaux changements applicables au 1 janvier 2009 !

Les chèques vacances et resto, les épargnes salariales et le tutti quanti, idem, ben vi !

Merci qui merci ? Merci Fillon qui est à l'origine de ces mesures et paquets fiscaux pour l'entreprise !Perso, j'ai une mutuelle d'entreprise qui neme sert à rien (demande de prise en charge systématiques et refusées pour les radios et soins) j'ai dû en prendre une supplémentaire, si je compte ce que je dépense pour avoir une mutuelle santé correcte, la facture s'élève à 70€ par mois, je ne vois pas où est mon économie ni le service rendu par ma boîte. Ma boîte si.

L'employeur voyou se retrouve sur les forums, un semaine que je les traque depuis quelques jours, voici un élément à lire non négligeable, on va en voir fleurir de plus en plus, plus on leur en donne plus ils en veulent !

Lisez et relisez La Fabrique de pauvreté du Monolecte, nous n'en sommes pas loin, Nicolas annonce ce qui nous pend au nez depuis l'élection de Sarkozy, la suppression du Smic pour le plus grand bonheur de l'Etat et du Medef, et si pour une fois, les salariés ne se rendaient plus au travail tout simplement ? Juste deux jours, pour voir la panique des entreprises esclavagisant les smicards ?

Il n' y a qu'à lire Le rapport de Cahuc, Cette et Zylberber de mars 2008 pour s'en rendre compte...

caesmic-1.pdf

Alors je vois les détracteurs de droite et du centre hurler :

"Si on supprime le Smic c'est pour le remplacer par une mesure équittable pour tout le monde !"

Oui, je vois bien le tableau, une mesure alléchante pour l'employeur ? C'est du même domaine que les mutuelles et les tickets resto ?Et c'est ainsi qu'on va relancer la croissance qui n'existe plus ?

On est en récession mon gars, va falloir mettre les mains dans le cambouis ! T'as voulu en balancer des suppos de vaseline ? Bon app !

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